Lexique météo

Maurice vous propose quelques définitions. Double-cliquez sur le terme pour en savoir plus.

Le vent

Le vent, c’est de l’air qui se déplace au sein de l’atmosphère, principalement dans le sens horizontal, mais aussi dans le sens vertical (ascendances), ou plus près du sol et à différents niveaux d’altitude. Les reliefs peuvent imposer de les gravir ou de les dévaler.
Les vents se déplacent des zones de haute pression (anticyclone) vers les zones de basse pression (dépression) , car l’air est repoussé vers l’extérieur dans le cas de hautes pressions et attiré vers l’intérieur dans le cas des basses pressions.
Plus un vent souffle en altitude, plus il peut être puissant :
exemple, lors de la tempête de Noël 1999, le vent a atteint 529 km/h au -dessus de Brest et cela 8 km d’altitude.
Les vents dépendent de la force de Coriolis. C’est Gaspard Coriolis (1792-1843), physicien français qui a mis en évidence que tout corps en mouvement sur la Terre, du fait de sa rotation est déporté vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud.
Les différences de température contribuent elles aussi à la formation des vents.
La force du vent est due à la différence de la pression atmosphérique entre deux points. La pression atmosphérique est indiquée par des lignes d’égale pression que l’on nomme les isobares. Plus ces lignes sont resserrées, plus le vent est fort. Cette force est proportionnelle au carré de la vitesse du vent.
Exemple : à 50 km/h elle représente une force de 12 kg par m².
La régularité du souffle du vent peut être perturbée dans sa vitesse et dans sa direction. L’accélération du vent peut se faire en rafale violente et rapide suivie d’une accalmie.
La direction est celle d’où vient le vent. S’il y a des nuages dans le ciel, elle peut être observée suivant leur déplacement. Elle est indiquée à l’aide d’une girouette et s’exprime en une « rose » de 32 ou 36 directions. On peut aussi avoir recours à une « manche à air » (aéroport).
La vitesse est mesurée à l’aide d’un anémomètre ; elle peut s ‘exprimer en mètre par seconde, kilomètres et nœuds par heure ou à l’aide de l’échelle anémométrique de Beaufort qui comporte une graduation de 1 à 12, les valeurs croissantes exprimant des vitesses croissantes.
La mesure des vents se fait à une hauteur de 10 mètres au dessus d’un sol plat sans obstacle à proximité.
Dans l’hémisphère nord, ce sont les vents d’ouest qui dominent.
Les alizés sont des vents chauds et plus ou moins humides qui soufflent uniquement au niveau de l’équateur. Ce sont eux qui amènent les pluies torrentielles pendant les moussons dans le sud de l’Inde.
Les courants jets des vents violents qui se forment en haute altitude et qui soufflent d’ouest en est peuvent atteindre 400Km/h.
Ils sont redoutés des pilotes quand ils les ont de face mais appréciés quand ils les ont dans le dos (économie de carburant)
En montagne, lorsque le soleil brille, des couches d’air chaud se forment et donnent des vents ascendants. Ces vents ascendants, dus aux courants thermiques de surface sont appréciés par les planeurs.
Les vents régionaux qui affectent une région géographique bien déterminée : exemple le « mistral » en vallée du Rhône et en Provence.
Les vents locaux qui affectent des parties limitées : exemple le « solaure », à Saillans.

Pour conclure, le vent permet le déplacement des nuages et des perturbations. Il a un rôle morphologique (dunes), il transporte les graines et spores, il dissipe les pollutions, il fournit l’énergie éolienne. Il est utile dans la prévision du temps . Il est agréable par une chaude journée d’été, mais hélas, parfois il a un effet destructeur au cours des bourrasques et tornades qui détruisent tout…

Maurice

Source : Encyclopédie Larousse
Météo de Pascal Hernandez

La grêle

La grêle est une précipitation qui tombe toujours d’une cellule orageuse et qui se déplace comme celle-ci. On estime que seulement 10 % des orages sont porteurs de grêle. Cette précipitation est formée à partir de gouttes d’eau glacée que l’on nomme les grêlons.

 

Seuls les nuages à fort développement vertical (cumulonimbus) sont capables de donner de la grêle ; mais pour cela deux conditions sont nécessaires, à savoir : il faut des courants ascendants très puissants et des gouttelettes surfondues.

Au sommet de ces nuages, en raison de l’altitude, entre 10 et 15 km des particules de glace se développent et finissent par tomber. Dans leur chute, elles grossissent en captant les gouttelettes d’eau surfondues qui gèlent à leur contact. Les gouttelettes d’eau surfondues sont à des températures plus basses que 0°C. Il suffit qu’elles rencontrent un objet pour aussitôt se congeler en glace.

Les grêlons ainsi formés circulent plusieurs fois de bas en haut et de haut en bas. A chaque fois, il se forme une nouvelle couche de glace qui augmente leur poids et qui, au bout d’un certain temps les fait tomber sur le sol.

Tous les cumulonimbus ne donnent pas de la grêle, fort heureusement. Cela est dû à la proportion de cristaux de glace et de gouttelettes d’eau surfondues. S’il y a beaucoup de cristaux de glace, ils captent beaucoup de gouttelettes d’eau. Etant nombreux, ils sont moins gros et ont le temps de fondre au cours de leur chute. Quand ils sont peu nombreux, ils captent beaucoup de gouttelettes et de ce fait sont plus gros. Au cours de leur chute, la fusion est minime et c’est ainsi qu’ils tombent au sol.

Les grêlons sont dus à l’accumulation de glaces en couches successives. On emploie le terme « grêlon » quand le diamètre est égal ou supérieur à 5mm. Leur taille peut aller de celle d’un petit pois à celle d’un pamplemousse et parfois plus, mais cela est assez rare. Les grêlons ont une structure interne stratifiée, un peu comme celle d’un oignon. Cela est dû au fait qu’ils se forment lors des transferts vers le haut et vers le bas.

 

La vitesse de chute d’un grêlon est comprise entre 30 et 90 km heure, parfois plus de 100 km heure.

L’épaisseur de la couche de grêle peut atteindre parfois plusieurs dizaines de centimètres.

En principe la grêle est un phénomène estival, mais lors des « lignes de grains », elle peut se former en hiver (une ligne de grains est une ligne instable, bien marquée, accompagnée de rafales de vent et souvent de fortes averses orageuses.)

Une chute de grêle peut être la cause de dégâts considérables. Si l’on est pris dans une chute de grêle, il faut trouver un abri le plus rapidement possible ; il en est de même pour les animaux. Pour ce qui est des biens, on ne peut que subir. Heureusement une chute de grêle ne dure jamais longtemps.

A ce jour, on a peu de moyens efficaces pour lutter contre la grêle. Toutefois, il faut citer les canons à grêle et la projection de cristaux d’iodure d’argent dans le nuage, lesquels arrêtent la croissance des grêlons.

En 1959, il est tombé au Kazakhstan un grêlon de 1900 grammes, record homologué.

En France, à Strasbourg, le 11 août 1958, il est tombé un grêlon de 972 grammes.

 

Maurice

Sources :
La météorologie de Gunther D. Roth
La météo  Jean-Louis Vallée
Météo  Pascal Hernandez

La pluie

La pluie est une précipitation sous forme de gouttes d’eau qui prend naissance à partir des nuages qui sont produits par le refroidissement de l’air en altitude, lequel provoque la condensation de la vapeur d’eau. On sait que l’air contient de la vapeur d’eau qui se condense quand il se refroidit:pour une température donnée il ne peut qu’une certaine quantité d’eau.
Sans un nuage, les micro-gouttelettes en se fusionnant donnent des gouttes plus grosses (c’est le phénomène de coalescence).
Ces gouttes entrent en collision et grossissent. Quand leur poids est trop important, elles tombent et donnent la pluie.
Il y a différentes sortes de pluie, allant de la simple humidité sous forme de brouillard dans lequel les gouttes ont un faible diamètre, entre 0,06 et 0,6 mm, et de ce fait ont une chute lente, la pluie dans laquelle les gouttes ont un diamètre entre 1 et 3 mm, et enfin les averses et pluies torrentielles où les gouttes sont très grosses avec un diamètre compris entre 4 et 6 mm, avec une vitesse de chute pouvant atteindre 8 m/s. Ce genre de pluie est très fort et peut donner une grande quantité d’eau en peu de temps.
La pluie, même éparse ou intermittente provient d’une couche nuageuse de grande étendue, formée de nuages bas.
L’averse, phénomène local provient elle, d’un gros cumulus ou cumulonimbus.
La pluie verglaçante se produit quand les gouttes sont en « surfusion », c’est à dire que les gouttes malgré le froid supérieur à 0° restent à l’état liquide. Ce n’est que lorsqu’elles rentrent en contact avec le sol gelé ou tout ce qui se trouve dans la nature et qui est gelé qu’elles se congèlent et forment une couche de verglas qui est une couche de glace mince et transparente.
Si le verglas a un côté indéniablement dangereux et paralysant pour les diverses activités et déplacements il est, au lever du jour, les premiers rayons de soleil se posent sur cette fine couche de glace, à l’origine de très beaux paysages.
A noter aussi les pluies acides, qui ont un PH inférieur à 5,6 : elles peuvent avoir une origine naturelle quand elles sont dues aux éruptions volcaniques, mais la cause principale est due à l’activité industrielle qui émet du dioxyde de soude et des oxydes d’azote.
Et enfin les pluies de boues qui sont un mélange de pluie et de sable du Sahara. Les tempêtes sont parfois si violentes qu’elles arrachent de grandes quantités de sable qui sont transportées par le vent jusqu’en Europe du nord.

Quelques records de pluie :
• Dans le monde : plus fort cumul annuel 26461 mm (soit un peu plus de 26 m !) à Cherrapunji , en Inde entre août 1860 et juillet 1861.
• En France : plus fort cumul annuel : 4175 mm à Arphy, dans le Gard en 1932.
• Maximum en 24 heures : 1825 mm à Foc Foc, île de la Réunion entre le 7 et 8 janvier 1966.
• Maximum enregistré en 24 heures en France métropolitaine:1000mm à St Laurent de Cerdans dans les les Pyrénées orientales le 17 octobre 1940.
Enfin, à Saillans, depuis 1981 :
• plus fort cumul journalier:130,7mm le 24 septembre 2001
• plus fort cumul mensuel : 358,5mm en novembre 2002
• plus fort cumul annuel : 1379,5mm en 2008

Maurice

Sources : La météorologie de Gunther D. Roth
La météo Jean-Louis Vallée
Météo Pascal Hernandez

LES COULEURS DU CIEL

Sans le soleil, il n’y aurait pas de vie et de lumière sur notre planète.

Depuis les temps très anciens, le soleil a été élevé au rang d’une divinité suprême.

Les dieux soleils les plus connus sont l’égyptien Râ et le grec Hélios.

Il fut aussi vénéré par les Incas qui lui érigèrent d’immenses temples.

A notre époque il a perdu sa signification mythologique, mais il continue de nous apporter la lumière qui est la source des couleurs du ciel. Et il nous vient à l’idée de nous poser la question suivante:

Pourquoi le ciel est-il bleu ?

Le soleil émet plusieurs types d’ondes : les ultra violets, coupables des coups de soleil, les rayons X utilisés en imagerie médicale, les infra rouges qui nous donnent une sensation de chaleur quand ils viennent en contact avec notre peau et celles qui nous intéressent aujourd’hui, les ondes qui constituent la lumière visible formée par les sept couleurs de l’arc-en-ciel, à savoir : violet-indigo-bleu-vert-jaune-orange et rouge.

Lorsqu’elles pénètrent dans l’atmosphère, ces ondes réagissent différemment aux éléments qui composent l’air de notre planète.

Les rayons de la lumière visible sont déviés : chaque couleur a une longueur d’onde bien précise. Les molécules présentes dans l’air vont dévier : les ondes les plus courtes, à savoir les bleues et les violettes qui ainsi diffusées dans toutes les directions deviennent visibles, et c’est la raison pour laquelle on perçoit partout dans le ciel une lumière bleue, l’ œil humain étant plus réceptif à la couleur bleu qu’à la couleur violette.

Dans l’espace, le soleil est parfaitement blanc, dixit les astronautes, mais comme la lumière qu’il émet perd une partie de ses ondes de bleu en passant dans l’atmosphère, il nous paraît jaune.

Le bleu du ciel est intense quand l’air est sec et délavé quand l’air est humide.

En fonction de l’altitude, le bleu du ciel connaît de légères variations.
En haute montagne, le bleu est plus foncé, au niveau de la mer, il est plus clair. La raison à cela: plus l’atmosphère est épaisse, plus la lumière est propagée par les molécules.

Au plus l’atmosphère est épaisse, au plus elle perd de bleu pour faire place au rouge. C’est ce qui se produit à l’aube et au crépuscule lorsque le soleil se trouve à l’horizon : sa lumière traverse une épaisseur d’atmosphère dix à quinze fois plus importante que lorsqu’il se trouve au zénith, elle perd tout son bleu qui fait place au rouge qui nous offre parfois de très beaux couchers de soleil…

Maurice

Source : Louis Bodin

L'anticyclone

L’anticyclone est une masse d’air atmosphérique ayant une pression supérieure à 1015 hectopascals, dans laquelle l’air s’affaisse lentement et qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et dans le sens contraire dans l’hémisphère sud.

Un anticyclone peut mesurer de 2000 à 3000 kilomètres.

Sa principale caractéristique : son air qui, en descendant constitue un obstacle à la formation des nuages (en descendant l’air se réchauffe et de ce fait peut contenir plus de vapeur d’eau).

La présence d’un anticyclone correspond à un temps sec et un ciel dégagé. Cette situation peut durer plusieurs semaines et, suivant l’époque de l’année entraîner des vagues de chaleur et des sécheresses.

En été l’anticyclone est un facteur de pollution, surtout dans les villes situées dans une cuvette (exemple : Grenoble).

En automne en raison de la forte humidité nocturne il est favorable à la formation des brouillards et des grisailles matinales.

Au début de l’arrivée d’un anticyclone, le baromètre monte lentement pendant quelques jours, reste stationnaire et met à peu près le même temps pour redescendre.

La plus haute pression enregistrée dans un anticyclone est de 1083,5 hectopascals le 31 décembre 1969 à Agata, en Sibérie.

A Saillans, quelques rares fois, j’ai enregistré 1035 hectopascals. Jamais au-dessus.

Maurice

Sources : encyclopédie Larousse. Météo de Pascal Hernandez et météo de A à Z d’Eric Diot.

Les 4 Temps

Alors que les stations météorologiques nationales font une prévision à 7 jours maximum, il serait prétentieux de vouloir faire une prévision à 3 mois avec la méthode des 4 Temps qui n’a rien de rationnel toutefois : il est impossible de prouver qu’elle est fausse. A l’origine, et cela remonte au moyen-âge voire plus loin, les 4 Temps avaient un caractère religieux au changement de chaque saison, les premiers mercredis, vendredis, samedis d’une même semaine étaient des jours de prière, de jeûne et de pénitence que les fidèles devaient exécuter afin d’avoir de bonnes récoltes pour se nourrir. A notre époque, on ne tient plus compte du caractère religieux. Principalement à la campagne les 4 Temps, qui se transmettent de générations en générations, de bouche à oreille, sont censés donner la tendance du temps pour les 3 mois à venir. Les 4 Temps sont fixés aux 4 mercredis qui suivent : • pour le printemps, les cendres • pour l’été, la pentecôte • pour l’automne, la solennité de la Sainte Croix soit le dimanche qui suit le 14 septembre • pour l’hiver, la 3ème semaine de l’avent. Certains calendriers entre autres, celui des PTT, le signalent en indiquant QT dans leur marge. Suivant les régions, il existe plusieurs interprétations des 4 Temps. Une consiste à observer le temps qu’il fait pendant les 3 jours (mercredi, vendredi, samedi) des 4 Temps et, en particulier, la direction du vent le samedi à minuit qui est censée être la direction du vent dominant pour les 3 mois à venir. Certaines personnes tiennent compte du retour des 4 Temps à savoir le temps qu’il fait et la direction du vent du mardi qui suit les 4 Temps. L’interprétation du temps varie d’une personne à l’autre. Il en est de même de l’interprétation des 4 Temps. Soyons philosophe et disons que parfois la tendance s’avère être juste. pour 2016 en 2015 : Les 4 Temps ont eu lieu les 16-18-19 décembre pour la prévision hivernale . pour 2016 16 février, prévision hivernale

 

Les « quatre temps » du printemps 2018.

Cet hiver 2017 aura été marqué par le froid glacial des trois derniers jours du mois de février, à savoir : le 26 avec température minimale de – 9,1°c, le 27 avec – 12,2°c, le 28 avec – 11,1° c. Grâce aux nombreuses grisailles nous avons été épargnés des grands froids et cet hiver aura été supportable.

Les 21, 23, 24 et 27 février, jours des « quatre temps » nous ont donné la tendance pour les 3 mois à venir.

Avec une prédominance du vent du nord/nord est, le printemps devrait être assez sec dans l’ensemble et assez froid en matinées, plus clément l’après-midi.

Parfois un peu de grisaille matinale. Des gelées tardives ne sont pas exclues, la « lune rousse » couvrant la période du 26 avril au 25 mai.

Quant aux précipitations, les épisodes pluvieux pourraient donner de forts cumuls.

Prochain rendez-vous le 23 mai pour les « quatre temps » d’été.

Normale climatique

C’est la moyenne sur 30 ans d’une grandeur météorologique en un lieu donné (températures, pression, pluviométrie, etc.).

Lune Rousse

En 2015, la lune rousse qui est la lunaison après la fête de Pâques a commencé le 18 avril et se terminera le 17 mai. Il y a très longtemps les gens croyaient que la lune était la cause des bourgeons brûlés au petit matin. Il a fallu attendre le 19e siècle pour qu’Arago, astronome, physicien, entre autres, prouva que seules les gelées printanières en étaient la cause. Le ciel clair, où l’on voyait la lune, favorisait le refroidissement.

Canicule

En ce qui concerne notre région, on peut employer le terme CANICULE quand pendant 3 jours consécutifs on a eu une température minimale égale ou supérieure à 21° et une température maximale égale ou supérieure à 36°. Le mot canicule vient du latin « caniculus » qui signifie petit chien. Canicule était l’autre nom de Sirius, l’étoile la plus lumineuse de la constellation du grand chien. Quand elle apparaît pour la première fois de l’année, elle annonce l’arrivée des chaleurs. Les anciens égyptiens avaient constaté que la grande crue du Nil, vitale pour leur agriculture, coïncidait avec le lever héliaque de l’étoile canicule ou sirius. Quelques records de chaleur : A Saillans (depuis 1981) : 41,1° le 12 août 2003 De France : 44,1° le 12 août 2003 à St Christolles les Alès Du Monde : 57,8° à El Aziza en Libye le 13 septembre 1922 La ville la plus chaude du monde est DALLOL en Ethiopie avec 34,4° sous abri en moyenne annuelle.

L'orage

L’homme a toujours été terrorisé et fasciné par la foudre et le tonnerre. Pour conjurer le danger il faisait appel à des divinités, la foudre étant associée à la colère des Dieux. Il fallu attendre le XVIIIe siècle et les travaux de Franklin, Nollet et Dalibard pour avoir une explication scientifique de la foudre. Un orage est une perturbation atmosphérique qui se manifeste par des phénomènes électriques, éclairs, tonnerre, et des précipitations souvent très fortes ; le tout parfois accompagné de fortes rafales de vent et de grêle. Il est déclenché par de rapides montées d’air chaud et humide en altitude ou par la rencontre d’air chaud et humide avec de l’air froid. Les cumulus et surtout les cumulus nimbus, nuages impressionnants, à fort développement vertical dont la partie supérieure s’étale souvent en forme d’enclume sont les grands pourvoyeurs d’orages. Ils se forment en été dans la chaleur des après-midi ensoleillés. Ils peuvent avoir 5 à 15 kilomètres de haut pour un diamètre de 20 kilomètres et un poids équivalent à celui de 400 trains de marchandises. On dénombre 1 à 2 millions d’orages par an en France. Les éclairs sont des décharges électriques produites par des champs très intenses formés entre deux nuages ou entre un nuage et le sol. La couleur de l’éclair indique le contenu de l’air. Rouge : il y a de la pluie dans le nuage Bleu : il y a de la grêle Jaune : il y a un important volume de poussière dans l’atmosphère Blanc : il y a un faible taux d’humidité ce qui éventuellement peut déclencher un incendie au sol.

Les orages font partie des phénomènes météorologiques les plus étonnants et parfois très impressionnants. Ils peuvent produire des averses diluviennes, de violentes rafales de vent, de brusques écarts de températures et peuvent aller jusqu’à la tornade.

La naissance d’un orage nécessite essentiellement de la chaleur, de l’humidité et de l’instabilité.

Les cumulonimbus, ces nuages très beaux et impressionnants que l’on voit principalement en milieu d’après-midi sont les nuages d’orage. Ils se forment de la manière suivante :

  • en matinée, le ciel étant parfaitement clair permet au soleil de chauffer le sol, ce qui provoque des ascendances d’air chaud.
  • en milieu de journée, cet air chaud, en montant se refroidit et finit par se condenser une fois que le niveau de condensation est atteint. C’est alors que se forme un petit cumulus. Ce nuage continue à se développer vers le haut. Si l’air est suffisamment instable, les courants ascendants vont continuer à monter plus haut en véhiculant de l’air chaud et humide, lequel va entraîner à un certain moment la condensation de la vapeur d’eau en gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace. Ce processus de condensation libère la chaleur latente, laquelle fournit l’énergie nécessaire pour augmenter les mouvements ascendants et leur intensité et de ce fait agrandit la taille de la cellule orageuse.

L’augmentation de la taille du nuage correspond à une augmentation de sa teneur en eau et à une augmentation de la taille des gouttes de pluie ou de glace qui se forment dans les courants ascendants, qui deviennent lourdes et finissent par tomber. En tombant, elles forment un courant descendant  qui jouxte le courant ascendant ; c’est à ce moment-là que le nuage arrive à maturité avec chutes de précipitations. L’air froid et les précipitations jaillissent sous le nuage et arrêtent le mouvement ascendant. Après une durée de vie variable le nuage se dissipe et en général le ciel se dégage.

Il y a plusieurs types d’orage.

  • Les orages convectifs sont dus à la seule convection d’une masse d’air chaud. Ils sont isolés. Un tel orage peut être uni ou multicellulaire.
  • Un orage unicellulaire est bref.
  • Un orage multicellulaire est formé d’un groupe d’orages qui s’alimentent les uns les autres.
  • Les orages associés à un front froid forment ce qu’on appelle une ligne de grains (une ligne de grains est une ligne instable, bien marquée de rafales de vent et souvent de fortes averses).
  • Et enfin les orages supercellulaires qui se forment à l’extrémité d’une ligne de grains : ils peuvent durer plusieurs heures et engendrer des vents très violents et des tornades destructrices.

Les orages peuvent causer la mort et de gros dégâts mais ils peuvent  aussi être bénéfiques en apportant un arrosage bienvenu en période estivale.

A signaler : les éclairs fixent l’oxygène sur l’azote atmosphérique, élément  nutritif des plantes, lequel est plus facilement absorbé par le sol.

Maurice

Sources : La Météorologie.  René Chaboud

La météo.   Jeans-Louis Vallée

Le tonnerre

Une onde acoustique qui se manifeste par un bruit sec ou un roulement. Le courant circulant dans le canal de l’éclair entraîne un échauffement très élevé de l’air. La température peut atteindre 30.000 degrés, la pression du canal étant plus élevée que celle de l’air environnant il s’ensuit une violente dilatation et l’explosion du canal. La vitesse de propagation dans l’air de la lumière étant de 300.000 km/s, celle du son 340 m/s en comptant le nombre de secondes entre le moment où on voit l’éclair et celui où on entend le tonnerre, on peut savoir à quelle distance se situe l’orage. On ne peut percevoir à quelle distance se situe l’orage. On ne peut percevoir au même instant l’éclair et le tonnerre que si on se trouve à côté de la décharge. On appelle niveau kéraunique d’un lieu le nombre de jours où le tonnerre a été entendu dans l’année. En ce qui concerne Saillans, le niveau moyen est de 33. Le coup de foudre est une décharge électrique entre le nuage et le sol, il est le grand responsable des accidents attribués aux éclairs. La grêle est une précipitation sous forme de particules de glace (grêlons) de 5 à 50 mm de diamètre produite par un cumulonimbus. Le grêlon n’est au départ qu’une goutte d’eau contenue dans un cumulonimbus. Les courants ascendants qui se produisent au sein du nuage rejettent vers le haut cette goutte qui gèle au cours de son ascension et en redescendant dans les basses couches se recharge en eau et ainsi de suite jusqu’à ce que le grêlon trop lourd pour rester en suspension dans le nuage retombe au sol. Dans le monde le plus gros grêlon est tombé au Kazakhstan ; il pesait 1 900 gr (record homologué en 1959). En France, dans la région de Strasbourg, le 11 août 1958, il est tombé un grêlon de 972 gr. Le paratonnerre sert à protéger des effets de la foudre les constructions. Il a été inventé par Benjamin Franklin en 1752.

Le Solaure

Ce vent local qui souffle à Saillans le matin une grande partie de l’année, vent froid en toute saison, prend naissance en partie au plateau du Solaure au-dessus d’Aurel et certains anciens prétendaient qu’il descendait de Rimon. Il est dû à une différence de température entre la masse d’air de la vallée de la Drôme plus chaude et la masse d’air des montagnes d’Aurel et Rimon plus froide. Avec l’air chaud il se forme des ascendances lesquelles font un appel d’air (à tout mouvement d’air ascendant est associé un mouvement descendant). Le rétrécissement du détroit fait ce que l’on appelle un effet venturi (quand l’air rencontre un rétrécissement il doit accélérer de manière à garder le même débit). De ce fait le Solaure débouche à la Chaux et aux Samarins avec force et un peu plus loin éclate un éventail pour se perdre vers Bouchat. Quand l’équilibre des températures entre la vallée et les montagnes est atteint, le Solaure cesse de souffler et cela généralement entre 10h et 11h. A noter que le Solaure n’est pas ressenti à l’Echarenne, au Villard et sur le plateau de la Tour, ou du moins bien faiblement. Les anciens prétendaient que lorsque le Solaure soufflait trois jours consécutifs, il annonçait la pluie. On vient de le vérifier ces jours-ci. Il a soufllé le 31 octobre le 1er et 2 novembre. Le 3 novembre, il pleuvait. Coïncidence ? Dans les années 1970 Monsieur Maurice Peyrard avait fait un article sur le Solaure qui se terminait par ces lignes écrites par Maurice Faure dans « La Terre Natale » : « Ô mes chères Alpes de la vallée de la Drôme. Ô mon bien aimé Saillans patrie du Solaure et de Rochecourbe… » etc.

La météorologie

Un jour ou l’autre, toute personne s’est posé la question suivante : « Quel temps fera-t-il demain ? » C’est pour répondre à cette question qu’est née la météorologie (du grec météôrologia), la science qui étudie les lois des différents phénomènes se produisant dans l’atmosphère. Au tout début, les premières observations ont été faites par les chinois sous la dynastie Yin (1300 av . J .C.). Elles décrivent l’aspect du ciel, les hauteurs de neige et les caractéristiques du vent. Ensuite, quelques siècles plus tard, les grecs apportèrent une grande importance à la météo puisqu’elle était gérée par leurs dieux : Jupiter pour la foudre et Éole pour le vent… Thalès (600 av. J.C.) dressa le premier calendrier météorologique. Aristote (384-322 av. J.C.) a été l’auteur d’un traité de météorologie dans lequel il essaye de donner une explication de certains phénomènes atmosphériques. Théophaste (372-287 av. J.C.) publia un traité des vents. Chez les latins, Virgile (70 à 9 av. J.C.), dans son livre I des « Géorgiques », consigna ses observations sur le soleil, la lune et les animaux. Pline l’Ancien (23-79 ap. J.C.) dans son Histoire Naturelle livra ses observations sur l’effet de la lune. Il est intéressant de noter qu’il mourut asphyxié en s’approchant trop près pour observer l’éruption du Vésuve. Au début de notre ère… à suivre.

Source : « La météo au gré du temps. » de Chaboud.

LA MÉTÉOROLOGIE (suite)

– Avec le début de l’ère chrétienne, la météo sombre petit à petit dans l’oubli.

– Au Moyen-Age, on se contenta de relater quelques phénomènes sans apporter une explication scientifique.

– Comme on le sait, l’Église rechigna encore pendant de longs siècles à donner des explications aux phénomènes naturels afin de laisser la place centrale à Dieu.

– Certains – d’une manière empirique – essayaient de traiter de la météo,si bien qu’en 1677, une loi promulguée Outre-Manche promit le bûcher à tous les prophètes du temps. Cette loi ne fut abrogée qu’en 1959 !

– Au XVIIe siècle, Ferdinand II de Médicis mettait en place un réseau d’observateurs.

– C’est à la fin du XVIIe siècle et début du XVIIIe que de nombreuses découvertes scientifiques furent effectuées.

– Torricelli inventa le baromètre en 1643.

– Le pluviomètre était utilisé depuis 1639.

– L’hygromètre fut construit vers 1770 par Horace Bénédict de Saussure.

– L’anémomètre en 1667.

– Le thermomètre en 1670

– La météorologie moderne est née suite à une tempête le 14 novembre 1854 au cours de la guerre de Crimée, tempête qui causa la perte du vaisseau « Henri IV » et de 38 navires de commerce. Il y eut 400 morts. Suite à ce désastre, le Maréchal Vaillant , ministre de la guerre chargea l’astronome Urbain Le Verrier d’en étudier les causes, lequel indiqua que la tempête existait déjà le 12 et démontra qu’une grande partie des phénomènes concernant le temps sont des phénomènes migrateurs.

– A partir de 1857, Le Verrier mit en place un service de météorologie télégraphique conçu à l’échelle de l’Europe, ainsi qu’un réseau d’observateurs chargés de signaler les phénomènes dangereux.

– En 1860, Buys Ballot, météorologue hollandais, expliqua le rôle de la pression atmosphérique et démontra que le vent se dirige toujours suivant les lignes d’égale pression. (lignes isobares).

– Les observateurs échangeaient leurs données. Leur réseau fut appelé « le petit chemin de fer ».

Mais il y avait un inconvénient : les observations étaient faites au niveau du sol, sans tenir compte de l’altitude

Pour y remédier, vint l’ère des cerfs-volants et des ballons-sondes, mais la récupération des appareils était très aléatoire. Il fallut attendre 1927 pour que Bureau et Moltchanov mettent au point la technique du radio sondage qui permit de définir la structure verticale de l’atmosphère.

– Ensuite, ce fut l’arrivée des satellites : le premier, Thyros fut lancé le 1er avril 1960.

– Il existe deux sortes de satellites météorologiques :

– Les satellites à défilement : leur orbite circulaire passe par les pôles, ils se déplacent entre 800 et 900 km et font 2 fois par jour le tour de la terre.

– Les satellites géostationnaires : ils sont placés au dessus de l’équateur à 35800 km d’altitude.

– Depuis les années 1980, les satellites fournissent une observation globale de l’atmosphère, y compris au dessus des océans et des pôles. Toutes les données sont emmagasinées dans des super calculateurs, sans oublier le rôle des prévisionnistes chargés d’interpréter avec les logiciels informatiques modernes les différentes mesures.

– Actuellement ils font une prévision fiable de 7 à 10 jours, mais l’atmosphère a ses lois et il y aura toujours une part d’imprévu.

Source : « La météo au gré du temps » de Chaboud

LES SAINTS DE GLACE

Principalement dans nos campagnes, qui n’a pas entendu parler des « Saints de Glace », période climatologique située entre les 11-12-13 mai à l’occasion de la St Mamert, St Pancrace et St Servais.

Il faut remonter jusqu’au moyen-âge pour retrouver les premières traces de ces croyances.

A cette époque, le caractère religieux avait beaucoup d’importance et les gens priaient afin que St Mamert protège les cultures et les plantations.

Certains ont prétendu qu’un phénomène astronomique coïncide avec cette période et qu’à cette époque de l’année, l’orbite de la terre traversait un nuage de poussières extrêmement diffus dans le système solaire, nuage formé par des particules piégées ainsi que des résidus provenant de la formation des planètes.

Cette soi-disant poussière ferait très légèrement obstacle au rayonnement solaire. La diminution de l’intensité serait inobservable, mais suffisante pour influencer les délicats mécanismes météorologiques

Les astronomes ne connaissent aucun nuage de ce type sur la trajectoire de la terre. Si cette poussière existait, on devrait en retrouver des traces sur les miroirs des télescopes spatiaux et sur les instruments de mesure de la station spatiale ISS, or ce n’est pas le cas.

En conséquence on peut dire que cette croyance populaire est infondée

Malgré tout, beaucoup de jardiniers et d’agriculteurs attendent souvent cette période pour mettre en place les plantes sensibles au froid.

Pour eux, les saints de glace sont un repère qui est censé indiquer la fin du risque de gel.

S’il ne gèle que très rarement à cette époque de l’année, très souvent pendant ces trois jours, on relève une baisse de la température, ce que j’ai observé, sans pouvoir donner d’explication.

LES DICTONS

L’origine des dictons remonte au début du XVIème siècle.

Les hommes ont toujours été intéressés par le temps, et à cette époque essayer de prévoir le temps était indispensable pour les cultures et qui dit cultures dit nourriture.

Il n’y avait que l’observation et l’expérience des paysans qui se transmettaient oralement de père en fils et de génération en génération.

Leurs différentes sources d’information étaient transmises par les dictons. Ces derniers ont proliféré dans les calendriers et les almanachs, et cela jusqu’au jour où la météorologie scientifique commença à l’horizon 1880.

De nos jours encore, beaucoup de régions possèdent leur almanach qui contient des dictons, par exemple l’Almanach du Dauphinois.

Tous les dictons ont un caractère lié au temps, quelques uns seulement aux cultures.

Parmi les plus célèbres et connus, on peut citer :

« Noël au balcon, Pâques aux tisons »

« A la Chandeleur l’hiver se meurt ou reprend vigueur »

Ils sont statistiquement faux, peut-être la richesse de la rime fait que l’on s’en souvient.

Il en est de même de la St Médard : « S’il pleut à la St Médard, il pleuvra quarante jours plus tard ».

La réputation de St Médard s’est transmise de siècles en siècles , d’autant plus que St Médard est le patron des laboureurs.

Il y a aussi les dictons que l’on peut expliquer scientifiquement ainsi : « Gelées qui commencent par le vent d’est longtemps restent ».

En effet la présence d’un anticyclone sur l’Europe du nord oriente le vent à l’est sur la France. Ce vent d’est apporte de l’air sec et froid et peut rester plusieurs jours.

Autre exemple : « Si brume reste en haut il pleuvra à pleins seaux » .

En effet si la brume s’accroche aux 3 Becs, cela signifie que l’air devient plus humide et qu’une perturbation s’approche.

Par ailleurs de nos jours encore, sur certains agendas la fête du jour est suivie d’un dicton, en l’occurrence :

– pour la Ste Isabelle : « Le temps qu’il fait pour la Ste Isabelle dure jusqu’aux rameaux ».

– pour la St Fernand : « Lorsque l’hirondelle rase le sol ne sortez pas les parasols ».

– pour la St Pierre : « St Pierre pluvieux est pour 30 jours dangereux ».

– pour la St Maurice : « Sème tes pois à la St Maurice tu en auras à ton caprice ».

Nous avons donc plusieurs centaines de dictons basés sur de longues et rigoureuses observations et souvent pleines de bon sens, mais presque toutes sont d’origine paysanne.

Pour conclure, cette citation de Montesquieu :

« J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »

à méditer …

Maurice

Sources : Albert Simon – l’abbé Th. Moreux

LES INSTRUMENTS

La météorologie est une science qui étudie le milieu atmosphérique : températures, vents, pressions, humidité, nébulosité, insolation. Pour cela, elle a besoin de divers instruments, à savoir :

L’anémomètre 

Appareil qui sert à mesurer la vitesse du vent. Le premier remonte à l’année 1667. Il est surmonté de 3 coupelles en rotation, permettant de mesurer la vitesse du vent. Il est placé en haut d’un mât de 10 mètres. Il est couplé avec une girouette qui donne la direction en degrés. Les mesures vont de 0 à 360°, avec le nord pour repère, 90°, vent est, 180°, sud, 270° ouest, 360° nord.

Les unités de vitesse utilisées sont le mètre par seconde, qui vaut 3,6 km/h.

Le baromètre 

Appareil qui sert à mesurer la pression atmosphérique, sujet que l’on traitera le mois prochain.
Il a été inventé par Torricelli en 1643.

Le pluviomètre

Appareil utilisé depuis 1639, il sert à mesurer les précipitations:pluie, neige, grêle, grésil, rosée. Il a une forme conique et une ouverture de 20cm de diamètre.
L’unité de mesure est le mm. 1 mm correspond à 1 litre d’eau par m².

L’hygromètre
Appareil qui  sert à calculer l’humidité de l’air qui correspond à la quantité d’eau contenue par ce dernier et exprimé sous forme de pourcentage.
C’est Horace Benedict de Saussure qui, vers 1770 inventa le premier    hygromètre après avoir remarqué la propriété des cheveux qui s’allongent quand l’humidité s’accroît.

L’héliographe
Appareil destiné à mesurer l’insolation, inventé par Campbell en 1853.

Le thermomètre
Appareil servant à la mesure des températures. Il se compose habituellement d’un réservoir surmonté d’un fin tube de verre contenant du mercure ou de l’alcool.
Le premier a été construit par Galilée en 1602-1603

L’abri météorologique
L’abri a la forme d’une caisse. Il doit avoir une bonne ventilation latérale et verticale de sorte que l’air à l’intérieur de l’abri soit constamment renouvelé et, de ce fait en équilibre avec l’air environnant. Les instruments doivent être protégés contre les rayonnements directs, réfléchis ou  diffus et contre les intempéries.
Le fond de l’abri doit être à 1,50 m du sol. La porte doit s’ouvrir côté nord ; il doit être peint en blanc et implanté au dessus d’une surface gazonnée et suffisamment loin (4 fois la plus grande hauteur) de clôtures, d’arbres ou de bâtiments.

A tous ces instruments, il faut ajouter : les ballons-sondes, les radars, les satellites, les ordinateurs qui, par l’automatisation des mesures ont rendu obsolètes la plupart des instruments décrits ci dessus.

Maurice

Source : Jacques Kessler, encyclopédie Larousse

L'ATMOSPHERE

Le mot atmosphère vient du grec « atmos », vapeur et « sphaira », sphère.

L’atmosphère, c’est le milieu gazeux qui entoure et protège la terre. Sans l’atmosphère il n’y aurait pas de vie.

Si on représentait la terre par une boule de 1 mètre de diamètre, l’atmosphère aurait une épaisseur de 2 millimètres seulement.

Elle s’étend sur environ 1500 km. Très dense au niveau du sol, elle se raréfie  avec l’altitude.

99 % de sa masse se situe en dessous de 30 kilomètres. Au-delà les traces de gaz se font de plus en plus rares, pour être imperceptibles à 1500 kilomètres.

L’air représente 98 % du poids de l’atmosphère. Le surplus est constitué d’eau et d’aérosols divers : poussières, fumées, cendres, sels, corps chimiques, micro-organismes, qui constituent ce que l’on nomme les noyaux de condensation qui ont un rôle important dans la formation des brouillards et des nuages.

L’air est composé d’azote (78,09%) d’oxygène (20,95%)d’argon(0,93 %) et dans les (0,03%) restants, on trouve des traces de gaz carbonique, de néon d’hélium, de krypton,d’hydrogène, de xénon, d’ozone et de radon.

Tous ces gaz ont une valeur constante, à l’exception du gaz carbonique et de l’ozone, qui varient du fait des activités humaines.

Le poids de l’atmosphère : 5 148 000 gigatonnes est  le 1/1 000 000 de la masse de la terre. Cela représente 1,033 kilogramme-poids par cm².

Les 90 % de la masse de l’atmosphère (5 millions de milliards de tonnes) sont concentrés dans les 16 premiers kilomètres à partir de la terre.

L’atmosphère joue un rôle de filtre en arrêtant certaines radiations néfastes pour les êtres vivants.

Elle comprend plusieurs couches qui se distinguent par leurs propriétés et leur profil de température.

  • La troposphère s’étend du niveau du sol jusqu’à une altitude de 8 à 12 km.

En moyenne, la température y varie de 6,5° C tous les 1000 mètres. C’est dans cette couche que l’on rencontre la presque totalité des phénomènes météo.

  • La tropopause vient ensuite. La température y est de l’ordre de – 55°C. Cette zone de transition est relativement calme ; c’est pour cette raison qu’elle est appréciée des pilotes d’avions.
  • La stratosphère entre 20 et 50 km. Les courants y sont essentiellement horizontaux, ce qui lui a donné le nom de stratosphère. C’est dans cette zone que se forme presque tout l’ozone de l’atmosphère. La présence d’ozone fait remonter la température jusqu’à 0°C et c’est cet ozone qui absorbe presque tous les ultra-violets émis par le soleil.
  • La stratopause : zone de transition.
  • La mésosphère entre 50 et 80 kilomètres, où la température baisse jusqu’à -80°C à 80 kilomètres.
  • La mésopause : nouvelle zone de transition.
  • La thermosphère, entre 80 et 600 kilomètres. La température croit avec l’altitude pour atteindre 800° à 1000°. Cette couche a deux rôles importants :

– elle renvoie les ondes radios en provenance de la terre, ce qui facilite les émissions radio de longue portée

– elle nous protège des météorites et des débris des satellites qui en traversant cette couche sont brûlés avant d’arriver au sol.

  • L’exosphère, couche qui s’étend au-dessus de 800 kilomètres, où les rares particules les plus légères s’échappent vers les espaces interplanétaires, du fait d’une très faible pesanteur.

C’est dans cette couche que sont placés les satellites.

L’atmosphère n’a pas de frontière;c’est notre bien commun;espérons que les hommes auront assez de sagesse, pour préserver cette mince et fragile pellicule sans laquelle il n’y aurait pas eu de vie sur la terre.

DEPRESSION

Le temps, qui est l’état de l’atmosphère à un moment donné pour un lieu donné est tributaire des dépressions et des anticyclones.

La dépression est une zone de faible pression (inférieure à 1015 hectopascals) située à basse altitude.
Les masses d’air se trouvant autour d’elle sont attirées en son centre, l’air s’y engouffre et s’échappe par le haut. En montant, l’air se refroidit et la vapeur d’eau qu’il contient se transforme en nuages.
C’est la raison pour laquelle la dépression donne un temps perturbé, humide et souvent accompagné de pluies.

Dans l’hémisphère nord, le vent souffle autour de la dépression dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et dans l’hémisphère sud dans le sens des aiguilles d’une montre.

Les dépressions restent rarement sur place. Une fois formées elles circulent et leurs effets sont ressentis sur de vastes régions.
L’approche d’une dépression se traduit par la chute du baromètre.
Cette baisse de pression est maximale lorsque le centre de la dépression passe au-dessus du lieu de mesure.

C’est dans l’œil des cyclones et des typhons que l’on rencontre les plus faibles pressions. 870 hectopascals dans le typhon « tip » qui s’est formé dans le pacifique le 12 octobre 1979. Il est très dangereux d’essayer de faire de telles mesures car les vents dépassent à l’intérieur les 200 km/h, voire les 300 km/h.

Maurice

Source : encyclopédie Larousse. Météo de Pascal Hernandez et Météo de A à Z d’Eric Diot

Température après le lever du Soleil

Le sol se réchauffe le jour et se refroidit la nuit. Il transmet plus ou moins sa température à l’air qui le surplombe.Le soir, le soleil étant moins fort, la température se met à baisser et cela pendant toute la nuit.Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas au milieu de la nuit qu’il fait le plus froid. Par ciel clair, on relève la plus basse température 15 à 20 minutes après le lever du soleil.Au début, les rayons du soleil étant très bas dans le ciel, la terre continue à perdre de la chaleur. Au fur et à mesure que les rayons du soleil s’élèvent dans le ciel, la quantité de chaleur qui pénètre dans l’atmosphère égale puis dépasse la quantité de chaleur qui se perd  et c’est à ce moment-là que la température commence à s’élever.Entre le début de l’arrivée des premiers rayons du soleil et le moment où s’établit l’équilibre, on peut relever jusqu’à 0,7°C.

Par ciel couvert, ce phénomène ne se produit pas.

La rosée

La rosée est virtuellement contenue dans l’air sous forme de vapeur d’eau .
Au cours du rayonnement nocturne, les surfaces du sol renvoient leur chaleur sans en recevoir ; elles se refroidissent suffisamment quand le degré de saturation est dépassé, la condensation de la vapeur d’eau est ramenée à l’état liquide et se dépose sur le sol, sur les herbes, sur les corps légers (par exemple les toiles d’araignées).
Ce phénomène de condensation, c’est la rosée, laquelle se produit toujours par les nuits claires, qui sont plus froides, et jamais par les nuits couvertes qui sont plus chaudes. La couverture nuageuse étant isolante empêche le refroidissement du sol.
On la voit rarement en été quand les nuits sont plus courtes et plus chaudes. Ce phénomène se produit rarement dans les villes. Quand l’air est humide la rosée est abondante. Depuis Aristote on savait que la rosée commençait à se déposer en même temps que les étoiles se levaient dans le ciel, qu’elle était favorisée par un vent faible et empêchée par un vent fort.
Le dépôt particulier de la rosée est dû au fait que l’air au niveau du sol étant plus froid est de ce fait plus lourd; il se forme une couche d’air régulière que l’on nomme la couche limite. Cette couche se forme à la surface des petits objets et agit comme un bouclier: plus la couche est épaisse plus la résistance est forte; c’est la raison pour laquelle on trouve les gouttelettes sur le pourtour des feuilles, là où la résistance est moins forte . C’est pour la même raison que la rosée se forme de préférence à la pointe des brins d’herbes, ce qui s’explique par la «guttation» (processus biologique caractérisé par l’apparition au petit matin de gouttelettes aux extrémités des feuilles).
Lorsque la température descend en dessous de 0°C, les gouttelettes d’eau se transforment en cristaux de glace : c’est la gelée blanche.
La rosée permet aux plantes de se rafraîchir.
Dans certaines régions du globe, on installe de grands écrans inclinés pour recueillir l’eau fournie par la rosée.
Dans le désert de Namib situé dans la région côtière de Namibie, le scarabée noir s’hydrate au moyen de la rosée.
A Saillans, pour l’année 2016, la rosée représente un cumul de 18,9 mm. Il y a eu 15 jours avec une rosée de 0,3 mm.

Maurice

Sources : « Phénomènes météorologiques » de Häckel
« La rosée » de Jules Jamin

Les nuages

Un nuage est composé d’une multitude de gouttelettes d’eau : 1/m³ d’air nuageux peut en contenir entre 10 millions et 1 milliard. Leur diamètre est compris entre 10 et 40 microns. Quant aux gouttelettes que l’on rencontre dans le brouillard, elles sont 10 fois plus petites !

Les nuages se situent dans la troposphère, parfois jusqu’à la tropopause, à une altitude comprise entre 0 mètre et 12000 mètres.

Si l’atmosphère était pure, il n’y aurait pas de nuages. La vapeur d’eau a besoin de supports pour se fixer et former les gouttelettes. Ces supports sont des  matériaux microscopiques  en suspension dans l’air et qui proviennent en grande partie de cristaux de sel marin soulevés par le vent, des poussières  dues à la pollution, des incendies de forêt, du chauffage, des éruptions  volcaniques etc. : ces supports  s’appellent « les noyaux de condensation ».

La formation des nuages est due à deux événements physiques concernant la transformation de l’eau, à savoir : l’évaporation et la condensation.

L’évaporation se produit à partir du sol pour 10 %, mais surtout à partir des  mers pour 90 %, et cela en fonction de la latitude. L’évaporation fait passer  l’eau dans l’atmosphère sous la forme de vapeur, qui est un gaz invisible. Ce phénomène est dû au réchauffement du sol et des mers par le soleil. Le nuage naît avec la condensation de cette vapeur, condensation due au refroidissement de l’air humide.

L’air ne peut contenir qu’une certaine quantité de vapeur d’eau ; cette quantité varie en fonction de la température: plus l’air est chaud, plus il peut en contenir. Quand il a atteint la quantité maximale, on dit que l’air est saturé ; c’est à ce moment-là que la vapeur d’eau se condense et se transforme en eau liquide. La température à partir de laquelle la vapeur d’eau se condense s’appelle le point  de rosée. Le refroidissement peut résulter du rayonnement du sol : dans ce cas le nuage sera sous la forme de brouillard. Le refroidissement peut aussi résulter  du contact d’un air chaud et humide avec un air plus froid. Enfin, l’ascendance : la montée de l’air humide et chaud aboutit, à un certain niveau variable, suivant l’endroit et la saison, à la condensation par refroidissement.

L’altitude à laquelle la condensation se produit est appelée niveau de condensation.

Si la température du nuage est inférieure à -10°C, les gouttelettes se  transforment en cristaux de glace.

Un nuage est lourd : certains peuvent peser jusqu’à 100 tonnes. Quant aux  gros  nuages que l’on trouve dans les orages, ils peuvent aller jusqu’à 1 millions     de tonnes !

Les nuages ne tombent pas car la densité d’un nuage,soit 1,003 Kg/m³ est inférieur à celle de l’air ambiant qui est d’environ 1,007 Kg/m³.

Il y a plus de nuages le jour que la nuit car le soleil en réchauffant le sol et les mers est source d’évaporation.

Vous avez pu remarquer que le soir les nuages se dissipent. Il y a deux raisons
à cela : autour du nuage, il y a une certaine évaporation, en fin de journée le soleil réchauffe moins le sol:c’est alors que cesse la convection. L’évaporation continue pendant un certain temps. Le nuage n’étant plus alimenté finit par disparaître.

Sur les cartes météorologiques, la nébulosité est indiquée en « octas » (0 à 8) 0 pour un ciel entièrement dégagé, 8 pour un ciel entièrement couvert.

Les hommes, et cela depuis l’antiquité, ont toujours observé les nuages ; en apprenant à les connaître, ils pouvaient avoir une idée probable du temps qu’il allait faire.

C’est principalement dans les campagnes, les agriculteurs pour la pluie, la grêle, la sécheresse, les montagnards pour la neige.

Et qui de nos jours ne s’est pas évadé un moment en observant un ciel parsemé de nuages…

Maurice

 Sources :        

Jean-Louis Vallée,
Encyclopédie Larousse
Philippe Verdier

… A suivre, la classification des nuages.

Les nuages (suite)

Les civilisations antiques savaient que les nuages pouvaient  annoncer des changements de temps. Ainsi au IIIe millénaire av. J.C., en Mésopotamie, on classait déjà les nuages d’après leur forme et leur couleur. A cette époque, il n’existait pas de classification systématique.

Il fallut attendre le début du XIXeme siècle pour que le physicien français LAMARCK fasse en 1802 une véritable classification, mais son travail ne fut pas reconnu ; c’est la classification de l’anglais HOWARD qui en 1803, en donnant aux nuages des noms latins, fut acceptée. A cette  époque, la norme initiée par LINNÉ était de donner dans les sciences des noms latins. En 1887, le météorologue ABERCROMBY fit le tour du monde et constata que partout les nuages étaient identiques.

En 1896, le premier atlas international fut édité. La classification des nuages s’ordonne, tout comme celle des êtres vivants, en familles, genres, espèces, sous-espèces et formes particulières.

Afin de limiter le développement de cet article, je m’en tiendrai seulement aux familles.

Il existe dix types de nuages, répartis en quatre grandes familles qui tiennent compte de l’altitude. Je vous donne les altitudes pour nos régions tempérées, lesquelles sont différentes des régions polaires et régions tropicales.

La première famille est composée de cirrus qui sont des nuages élevés au nombre de 3.

  • Les cirrus : base située entre 6000 m et 12000 m, épaisseur 300 m sont des nuages élevés en forme de filaments.
  • Les cirrostratus : base située entre 5000 et 10000 m, épaisseur 500 m ont la forme d’un voile fin qui ne cache pas le soleil.
  • Les cirrocumulus : base située entre 5000 m et 10000 m,  épaisseur 500 m forment un moutonnement de nuages souvent en forme de vagues.

Tous ces nuages sont inoffensifs. Les cirrocumulus peuvent  annoncer l’arrivée d’une dégradation, mais pour cela il faut aussi une  baisse de la pression atmosphérique.

A noter aussi dans cette famille, les traînées de condensation des avions peu importantes si l’air est sec en altitude et importantes si l’air y est humide. Elles sont nommées « homogénitus » et, si leur transformation devient un nuage étalé, elles sont nommées « homomutatus ».

La deuxième famille les altos, qui sont des nuages de moyenne altitude, au nombre de 2.

  • Les altocumulus : base située entre 2000 m et 6000 m, épaisseur 1500 m, ont la forme de bourgeonnements.
  • Les altostratus : base située entre 2000 m et 4500 m, épaisseur 2000 m, sont des nuages qui laissent apparaître le soleil d’une couleur blanchâtre.

Ces nuages annoncent un temps sec s’ils sont clairsemés, mais s’ils envahissent totalement le ciel, ils sont l’annonce d’une dégradation pluvieuse.

La troisième famille, les stratus, qui sont des nuages bas, en  couches, au nombre de 2.

  • Les stratus: base située entre 0 et 500 m, épaisseur 300 m, nuage bas et gris qui engendrent le brouillard quand ils touchent le sol.
  • Les stratocumulus : base située entre 600 m et 2000 m. Il s’agit de petits cumulus agglomérés.

Ces deux nuages annoncent pour les stratus un temps sec avec parfois un peu de bruine, pour les stratocumulus un temps sec et de faibles  précipitations éparses.

La quatrième famille, les cumulus qui sont des nuages arrondis au nombre de 2.

  • Les cumulus : base située entre 200 m et 2000 m, épaisseur 300 à 2000 m sont des nuages de beau temps par excellence, qui peuvent, s’ils sont très gros, donner une averse. Souvent ils se développent avec la  chaleur diurne.
  • Les cumulonimbus : base située entre 400 et 2000 m, dont l’épaisseur peut atteindre 7000 m et plus sont des nuages à très grand  développement, annonciateurs d’orages, de fortes averses et parfois de grêle.

Et enfin, le dixième type de nuages, le nimbostratus, base située entre 400 m et 1800 m, épaisseur jusqu’à 3000 m, nuage épais, gris et  sombre, qui est porteur de très mauvais temps et de précipitations  soutenues.

Maurice

Source : Météo mode d’emploi de Hernandez

Techniguide de la météo de Vallée

          – J’aime les nuages…les nuages qui passent là-bas…là-bas…les merveilleux nuages !

  Charles Baudelaire