Lexique météo

Maurice vous propose quelques définitions. Double-cliquez sur le terme pour en savoir plus.

L’ANTICYCLONE

L’anticyclone est une masse d’air atmosphérique ayant une pression supérieure à 1015 hectopascals, dans laquelle l’air s’affaisse lentement et qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et dans le sens contraire dans l’hémisphère sud.

Un anticyclone peut mesurer de 2000 à 3000 kilomètres.

Sa principale caractéristique : son air qui, en descendant constitue un obstacle à la formation des nuages (en descendant l’air se réchauffe et de ce fait peut contenir plus de vapeur d’eau).

La présence d’un anticyclone correspond à un temps sec et un ciel dégagé. Cette situation peut durer plusieurs semaines et, suivant l’époque de l’année entraîner des vagues de chaleur et des sécheresses.

En été l’anticyclone est un facteur de pollution, surtout dans les villes situées dans une cuvette (exemple : Grenoble).

En automne en raison de la forte humidité nocturne il est favorable à la formation des brouillards et des grisailles matinales.

Au début de l’arrivée d’un anticyclone, le baromètre monte lentement pendant quelques jours, reste stationnaire et met à peu près le même temps pour redescendre.

La plus haute pression enregistrée dans un anticyclone est de 1083,5 hectopascals le 31 décembre 1969 à Agata, en Sibérie.

A Saillans, quelques rares fois, j’ai enregistré 1035 hectopascals. Jamais au-dessus.

Maurice

Sources : encyclopédie Larousse. Météo de Pascal Hernandez et météo de A à Z d’Eric Diot.

Les 4 Temps

Alors que les stations météorologiques nationales font une prévision à 7 jours maximum, il serait prétentieux de vouloir faire une prévision à 3 mois avec la méthode des 4 Temps qui n’a rien de rationnel toutefois : il est impossible de prouver qu’elle est fausse. A l’origine, et cela remonte au moyen-âge voire plus loin, les 4 Temps avaient un caractère religieux au changement de chaque saison, les premiers mercredis, vendredis, samedis d’une même semaine étaient des jours de prière, de jeûne et de pénitence que les fidèles devaient exécuter afin d’avoir de bonnes récoltes pour se nourrir. A notre époque, on ne tient plus compte du caractère religieux. Principalement à la campagne les 4 Temps, qui se transmettent de générations en générations, de bouche à oreille, sont censés donner la tendance du temps pour les 3 mois à venir. Les 4 Temps sont fixés aux 4 mercredis qui suivent : • pour le printemps, les cendres • pour l’été, la pentecôte • pour l’automne, la solennité de la Sainte Croix soit le dimanche qui suit le 14 septembre • pour l’hiver, la 3ème semaine de l’avent. Certains calendriers entre autres, celui des PTT, le signalent en indiquant QT dans leur marge. Suivant les régions, il existe plusieurs interprétations des 4 Temps. Une consiste à observer le temps qu’il fait pendant les 3 jours (mercredi, vendredi, samedi) des 4 Temps et, en particulier, la direction du vent le samedi à minuit qui est censée être la direction du vent dominant pour les 3 mois à venir. Certaines personnes tiennent compte du retour des 4 Temps à savoir le temps qu’il fait et la direction du vent du mardi qui suit les 4 Temps. L’interprétation du temps varie d’une personne à l’autre. Il en est de même de l’interprétation des 4 Temps. Soyons philosophe et disons que parfois la tendance s’avère être juste. pour 2016 en 2015 : Les 4 Temps ont eu lieu les 16-18-19 décembre pour la prévision hivernale . pour 2016 16 février, prévision hivernale

LES QUATRE TEMPS (suite)

Les 18-20-21 et 24 mai nous avons eu les 4 temps. Le temps qu’il a fait pendant ces quatre jours, en particulier la direction du vent, est susceptible de nous donner la tendance météorologique pour les mois de juin, juillet, et août. Nous devrions avoir une prédominance de vent du nord qui nous apportera un temps relativement sec avec des températures de saison, parfois fraîches au lever du jour, entrecoupé de périodes avec du vent du sud/sud-ouest, porteur d’un temps chaud, lourd et orageux. Pas de sécheresse ni de canicule. Par contre, cet été devrait être bien venté.

Normale climatique

C’est la moyenne sur 30 ans d’une grandeur météorologique en un lieu donné (températures, pression, pluviométrie, etc.).

Lune Rousse

En 2015, la lune rousse qui est la lunaison après la fête de Pâques a commencé le 18 avril et se terminera le 17 mai. Il y a très longtemps les gens croyaient que la lune était la cause des bourgeons brûlés au petit matin. Il a fallu attendre le 19e siècle pour qu’Arago, astronome, physicien, entre autres, prouva que seules les gelées printanières en étaient la cause. Le ciel clair, où l’on voyait la lune, favorisait le refroidissement.

Canicule

En ce qui concerne notre région, on peut employer le terme CANICULE quand pendant 3 jours consécutifs on a eu une température minimale égale ou supérieure à 21° et une température maximale égale ou supérieure à 36°. Le mot canicule vient du latin « caniculus » qui signifie petit chien. Canicule était l’autre nom de Sirius, l’étoile la plus lumineuse de la constellation du grand chien. Quand elle apparaît pour la première fois de l’année, elle annonce l’arrivée des chaleurs. Les anciens égyptiens avaient constaté que la grande crue du Nil, vitale pour leur agriculture, coïncidait avec le lever héliaque de l’étoile canicule ou sirius. Quelques records de chaleur : A Saillans (depuis 1981) : 41,1° le 12 août 2003 De France : 44,1° le 12 août 2003 à St Christolles les Alès Du Monde : 57,8° à El Aziza en Libye le 13 septembre 1922 La ville la plus chaude du monde est DALLOL en Ethiopie avec 34,4° sous abri en moyenne annuelle.

L’orage

L’homme a toujours été terrorisé et fasciné par la foudre et le tonnerre. Pour conjurer le danger il faisait appel à des divinités, la foudre étant associée à la colère des Dieux. Il fallu attendre le XVIIIe siècle et les travaux de Franklin, Nollet et Dalibard pour avoir une explication scientifique de la foudre. Un orage est une perturbation atmosphérique qui se manifeste par des phénomènes électriques, éclairs, tonnerre, et des précipitations souvent très fortes ; le tout parfois accompagné de fortes rafales de vent et de grêle. Il est déclenché par de rapides montées d’air chaud et humide en altitude ou par la rencontre d’air chaud et humide avec de l’air froid. Les cumulus et surtout les cumulus nimbus, nuages impressionnants, à fort développement vertical dont la partie supérieure s’étale souvent en forme d’enclume sont les grands pourvoyeurs d’orages. Ils se forment en été dans la chaleur des après-midi ensoleillés. Ils peuvent avoir 5 à 15 kilomètres de haut pour un diamètre de 20 kilomètres et un poids équivalent à celui de 400 trains de marchandises. On dénombre 1 à 2 millions d’orages par an en France. Les éclairs sont des décharges électriques produites par des champs très intenses formés entre deux nuages ou entre un nuage et le sol. La couleur de l’éclair indique le contenu de l’air. Rouge : il y a de la pluie dans le nuage Bleu : il y a de la grêle Jaune : il y a un important volume de poussière dans l’atmosphère Blanc : il y a un faible taux d’humidité ce qui éventuellement peut déclencher un incendie au sol.

Le tonnerre

Une onde acoustique qui se manifeste par un bruit sec ou un roulement. Le courant circulant dans le canal de l’éclair entraîne un échauffement très élevé de l’air. La température peut atteindre 30.000 degrés, la pression du canal étant plus élevée que celle de l’air environnant il s’ensuit une violente dilatation et l’explosion du canal. La vitesse de propagation dans l’air de la lumière étant de 300.000 km/s, celle du son 340 m/s en comptant le nombre de secondes entre le moment où on voit l’éclair et celui où on entend le tonnerre, on peut savoir à quelle distance se situe l’orage. On ne peut percevoir à quelle distance se situe l’orage. On ne peut percevoir au même instant l’éclair et le tonnerre que si on se trouve à côté de la décharge. On appelle niveau kéraunique d’un lieu le nombre de jours où le tonnerre a été entendu dans l’année. En ce qui concerne Saillans, le niveau moyen est de 33. Le coup de foudre est une décharge électrique entre le nuage et le sol, il est le grand responsable des accidents attribués aux éclairs. La grêle est une précipitation sous forme de particules de glace (grêlons) de 5 à 50 mm de diamètre produite par un cumulonimbus. Le grêlon n’est au départ qu’une goutte d’eau contenue dans un cumulonimbus. Les courants ascendants qui se produisent au sein du nuage rejettent vers le haut cette goutte qui gèle au cours de son ascension et en redescendant dans les basses couches se recharge en eau et ainsi de suite jusqu’à ce que le grêlon trop lourd pour rester en suspension dans le nuage retombe au sol. Dans le monde le plus gros grêlon est tombé au Kazakhstan ; il pesait 1 900 gr (record homologué en 1959). En France, dans la région de Strasbourg, le 11 août 1958, il est tombé un grêlon de 972 gr. Le paratonnerre sert à protéger des effets de la foudre les constructions. Il a été inventé par Benjamin Franklin en 1752.

Le Solaure

Ce vent local qui souffle à Saillans le matin une grande partie de l’année, vent froid en toute saison, prend naissance en partie au plateau du Solaure au-dessus d’Aurel et certains anciens prétendaient qu’il descendait de Rimon. Il est dû à une différence de température entre la masse d’air de la vallée de la Drôme plus chaude et la masse d’air des montagnes d’Aurel et Rimon plus froide. Avec l’air chaud il se forme des ascendances lesquelles font un appel d’air (à tout mouvement d’air ascendant est associé un mouvement descendant). Le rétrécissement du détroit fait ce que l’on appelle un effet venturi (quand l’air rencontre un rétrécissement il doit accélérer de manière à garder le même débit). De ce fait le Solaure débouche à la Chaux et aux Samarins avec force et un peu plus loin éclate un éventail pour se perdre vers Bouchat. Quand l’équilibre des températures entre la vallée et les montagnes est atteint, le Solaure cesse de souffler et cela généralement entre 10h et 11h. A noter que le Solaure n’est pas ressenti à l’Echarenne, au Villard et sur le plateau de la Tour, ou du moins bien faiblement. Les anciens prétendaient que lorsque le Solaure soufflait trois jours consécutifs, il annonçait la pluie. On vient de le vérifier ces jours-ci. Il a soufllé le 31 octobre le 1er et 2 novembre. Le 3 novembre, il pleuvait. Coïncidence ? Dans les années 1970 Monsieur Maurice Peyrard avait fait un article sur le Solaure qui se terminait par ces lignes écrites par Maurice Faure dans « La Terre Natale » : « Ô mes chères Alpes de la vallée de la Drôme. Ô mon bien aimé Saillans patrie du Solaure et de Rochecourbe… » etc.

La météorologie

Un jour ou l’autre, toute personne s’est posé la question suivante : « Quel temps fera-t-il demain ? » C’est pour répondre à cette question qu’est née la météorologie (du grec météôrologia), la science qui étudie les lois des différents phénomènes se produisant dans l’atmosphère. Au tout début, les premières observations ont été faites par les chinois sous la dynastie Yin (1300 av . J .C.). Elles décrivent l’aspect du ciel, les hauteurs de neige et les caractéristiques du vent. Ensuite, quelques siècles plus tard, les grecs apportèrent une grande importance à la météo puisqu’elle était gérée par leurs dieux : Jupiter pour la foudre et Éole pour le vent… Thalès (600 av. J.C.) dressa le premier calendrier météorologique. Aristote (384-322 av. J.C.) a été l’auteur d’un traité de météorologie dans lequel il essaye de donner une explication de certains phénomènes atmosphériques. Théophaste (372-287 av. J.C.) publia un traité des vents. Chez les latins, Virgile (70 à 9 av. J.C.), dans son livre I des « Géorgiques », consigna ses observations sur le soleil, la lune et les animaux. Pline l’Ancien (23-79 ap. J.C.) dans son Histoire Naturelle livra ses observations sur l’effet de la lune. Il est intéressant de noter qu’il mourut asphyxié en s’approchant trop près pour observer l’éruption du Vésuve. Au début de notre ère… à suivre.

Source : « La météo au gré du temps. » de Chaboud.

LA MÉTÉOROLOGIE (suite)

– Avec le début de l’ère chrétienne, la météo sombre petit à petit dans l’oubli.

– Au Moyen-Age, on se contenta de relater quelques phénomènes sans apporter une explication scientifique.

– Comme on le sait, l’Église rechigna encore pendant de longs siècles à donner des explications aux phénomènes naturels afin de laisser la place centrale à Dieu.

– Certains – d’une manière empirique – essayaient de traiter de la météo,si bien qu’en 1677, une loi promulguée Outre-Manche promit le bûcher à tous les prophètes du temps. Cette loi ne fut abrogée qu’en 1959 !

– Au XVIIe siècle, Ferdinand II de Médicis mettait en place un réseau d’observateurs.

– C’est à la fin du XVIIe siècle et début du XVIIIe que de nombreuses découvertes scientifiques furent effectuées.

– Torricelli inventa le baromètre en 1643.

– Le pluviomètre était utilisé depuis 1639.

– L’hygromètre fut construit vers 1770 par Horace Bénédict de Saussure.

– L’anémomètre en 1667.

– Le thermomètre en 1670

– La météorologie moderne est née suite à une tempête le 14 novembre 1854 au cours de la guerre de Crimée, tempête qui causa la perte du vaisseau « Henri IV » et de 38 navires de commerce. Il y eut 400 morts. Suite à ce désastre, le Maréchal Vaillant , ministre de la guerre chargea l’astronome Urbain Le Verrier d’en étudier les causes, lequel indiqua que la tempête existait déjà le 12 et démontra qu’une grande partie des phénomènes concernant le temps sont des phénomènes migrateurs.

– A partir de 1857, Le Verrier mit en place un service de météorologie télégraphique conçu à l’échelle de l’Europe, ainsi qu’un réseau d’observateurs chargés de signaler les phénomènes dangereux.

– En 1860, Buys Ballot, météorologue hollandais, expliqua le rôle de la pression atmosphérique et démontra que le vent se dirige toujours suivant les lignes d’égale pression. (lignes isobares).

– Les observateurs échangeaient leurs données. Leur réseau fut appelé « le petit chemin de fer ».

Mais il y avait un inconvénient : les observations étaient faites au niveau du sol, sans tenir compte de l’altitude

Pour y remédier, vint l’ère des cerfs-volants et des ballons-sondes, mais la récupération des appareils était très aléatoire. Il fallut attendre 1927 pour que Bureau et Moltchanov mettent au point la technique du radio sondage qui permit de définir la structure verticale de l’atmosphère.

– Ensuite, ce fut l’arrivée des satellites : le premier, Thyros fut lancé le 1er avril 1960.

– Il existe deux sortes de satellites météorologiques :

– Les satellites à défilement : leur orbite circulaire passe par les pôles, ils se déplacent entre 800 et 900 km et font 2 fois par jour le tour de la terre.

– Les satellites géostationnaires : ils sont placés au dessus de l’équateur à 35800 km d’altitude.

– Depuis les années 1980, les satellites fournissent une observation globale de l’atmosphère, y compris au dessus des océans et des pôles. Toutes les données sont emmagasinées dans des super calculateurs, sans oublier le rôle des prévisionnistes chargés d’interpréter avec les logiciels informatiques modernes les différentes mesures.

– Actuellement ils font une prévision fiable de 7 à 10 jours, mais l’atmosphère a ses lois et il y aura toujours une part d’imprévu.

Source : « La météo au gré du temps » de Chaboud

LES SAINTS DE GLACE

Principalement dans nos campagnes, qui n’a pas entendu parler des « Saints de Glace », période climatologique située entre les 11-12-13 mai à l’occasion de la St Mamert, St Pancrace et St Servais.

Il faut remonter jusqu’au moyen-âge pour retrouver les premières traces de ces croyances.

A cette époque, le caractère religieux avait beaucoup d’importance et les gens priaient afin que St Mamert protège les cultures et les plantations.

Certains ont prétendu qu’un phénomène astronomique coïncide avec cette période et qu’à cette époque de l’année, l’orbite de la terre traversait un nuage de poussières extrêmement diffus dans le système solaire, nuage formé par des particules piégées ainsi que des résidus provenant de la formation des planètes.

Cette soi-disant poussière ferait très légèrement obstacle au rayonnement solaire. La diminution de l’intensité serait inobservable, mais suffisante pour influencer les délicats mécanismes météorologiques

Les astronomes ne connaissent aucun nuage de ce type sur la trajectoire de la terre. Si cette poussière existait, on devrait en retrouver des traces sur les miroirs des télescopes spatiaux et sur les instruments de mesure de la station spatiale ISS, or ce n’est pas le cas.

En conséquence on peut dire que cette croyance populaire est infondée

Malgré tout, beaucoup de jardiniers et d’agriculteurs attendent souvent cette période pour mettre en place les plantes sensibles au froid.

Pour eux, les saints de glace sont un repère qui est censé indiquer la fin du risque de gel.

S’il ne gèle que très rarement à cette époque de l’année, très souvent pendant ces trois jours, on relève une baisse de la température, ce que j’ai observé, sans pouvoir donner d’explication.

LES DICTONS

L’origine des dictons remonte au début du XVIème siècle.

Les hommes ont toujours été intéressés par le temps, et à cette époque essayer de prévoir le temps était indispensable pour les cultures et qui dit cultures dit nourriture.

Il n’y avait que l’observation et l’expérience des paysans qui se transmettaient oralement de père en fils et de génération en génération.

Leurs différentes sources d’information étaient transmises par les dictons. Ces derniers ont proliféré dans les calendriers et les almanachs, et cela jusqu’au jour où la météorologie scientifique commença à l’horizon 1880.

De nos jours encore, beaucoup de régions possèdent leur almanach qui contient des dictons, par exemple l’Almanach du Dauphinois.

Tous les dictons ont un caractère lié au temps, quelques uns seulement aux cultures.

Parmi les plus célèbres et connus, on peut citer :

« Noël au balcon, Pâques aux tisons »

« A la Chandeleur l’hiver se meurt ou reprend vigueur »

Ils sont statistiquement faux, peut-être la richesse de la rime fait que l’on s’en souvient.

Il en est de même de la St Médard : « S’il pleut à la St Médard, il pleuvra quarante jours plus tard ».

La réputation de St Médard s’est transmise de siècles en siècles , d’autant plus que St Médard est le patron des laboureurs.

Il y a aussi les dictons que l’on peut expliquer scientifiquement ainsi : « Gelées qui commencent par le vent d’est longtemps restent ».

En effet la présence d’un anticyclone sur l’Europe du nord oriente le vent à l’est sur la France. Ce vent d’est apporte de l’air sec et froid et peut rester plusieurs jours.

Autre exemple : « Si brume reste en haut il pleuvra à pleins seaux » .

En effet si la brume s’accroche aux 3 Becs, cela signifie que l’air devient plus humide et qu’une perturbation s’approche.

Par ailleurs de nos jours encore, sur certains agendas la fête du jour est suivie d’un dicton, en l’occurrence :

– pour la Ste Isabelle : « Le temps qu’il fait pour la Ste Isabelle dure jusqu’aux rameaux ».

– pour la St Fernand : « Lorsque l’hirondelle rase le sol ne sortez pas les parasols ».

– pour la St Pierre : « St Pierre pluvieux est pour 30 jours dangereux ».

– pour la St Maurice : « Sème tes pois à la St Maurice tu en auras à ton caprice ».

Nous avons donc plusieurs centaines de dictons basés sur de longues et rigoureuses observations et souvent pleines de bon sens, mais presque toutes sont d’origine paysanne.

Pour conclure, cette citation de Montesquieu :

« J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »

à méditer …

Maurice

Sources : Albert Simon – l’abbé Th. Moreux

LES INSTRUMENTS

La météorologie est une science qui étudie le milieu atmosphérique : températures, vents, pressions, humidité, nébulosité, insolation. Pour cela, elle a besoin de divers instruments, à savoir :

L’anémomètre 

Appareil qui sert à mesurer la vitesse du vent. Le premier remonte à l’année 1667. Il est surmonté de 3 coupelles en rotation, permettant de mesurer la vitesse du vent. Il est placé en haut d’un mât de 10 mètres. Il est couplé avec une girouette qui donne la direction en degrés. Les mesures vont de 0 à 360°, avec le nord pour repère, 90°, vent est, 180°, sud, 270° ouest, 360° nord.

Les unités de vitesse utilisées sont le mètre par seconde, qui vaut 3,6 km/h.

Le baromètre 

Appareil qui sert à mesurer la pression atmosphérique, sujet que l’on traitera le mois prochain.
Il a été inventé par Torricelli en 1643.

Le pluviomètre

Appareil utilisé depuis 1639, il sert à mesurer les précipitations:pluie, neige, grêle, grésil, rosée. Il a une forme conique et une ouverture de 20cm de diamètre.
L’unité de mesure est le mm. 1 mm correspond à 1 litre d’eau par m².

L’hygromètre
Appareil qui  sert à calculer l’humidité de l’air qui correspond à la quantité d’eau contenue par ce dernier et exprimé sous forme de pourcentage.
C’est Horace Benedict de Saussure qui, vers 1770 inventa le premier    hygromètre après avoir remarqué la propriété des cheveux qui s’allongent quand l’humidité s’accroît.

L’héliographe
Appareil destiné à mesurer l’insolation, inventé par Campbell en 1853.

Le thermomètre
Appareil servant à la mesure des températures. Il se compose habituellement d’un réservoir surmonté d’un fin tube de verre contenant du mercure ou de l’alcool.
Le premier a été construit par Galilée en 1602-1603

L’abri météorologique
L’abri a la forme d’une caisse. Il doit avoir une bonne ventilation latérale et verticale de sorte que l’air à l’intérieur de l’abri soit constamment renouvelé et, de ce fait en équilibre avec l’air environnant. Les instruments doivent être protégés contre les rayonnements directs, réfléchis ou  diffus et contre les intempéries.
Le fond de l’abri doit être à 1,50 m du sol. La porte doit s’ouvrir côté nord ; il doit être peint en blanc et implanté au dessus d’une surface gazonnée et suffisamment loin (4 fois la plus grande hauteur) de clôtures, d’arbres ou de bâtiments.

A tous ces instruments, il faut ajouter : les ballons-sondes, les radars, les satellites, les ordinateurs qui, par l’automatisation des mesures ont rendu obsolètes la plupart des instruments décrits ci dessus.

Maurice

Source : Jacques Kessler, encyclopédie Larousse

L’ATMOSPHERE

Le mot atmosphère vient du grec « atmos », vapeur et « sphaira », sphère.

L’atmosphère, c’est le milieu gazeux qui entoure et protège la terre. Sans l’atmosphère il n’y aurait pas de vie.

Si on représentait la terre par une boule de 1 mètre de diamètre, l’atmosphère aurait une épaisseur de 2 millimètres seulement.

Elle s’étend sur environ 1500 km. Très dense au niveau du sol, elle se raréfie  avec l’altitude.

99 % de sa masse se situe en dessous de 30 kilomètres. Au-delà les traces de gaz se font de plus en plus rares, pour être imperceptibles à 1500 kilomètres.

L’air représente 98 % du poids de l’atmosphère. Le surplus est constitué d’eau et d’aérosols divers : poussières, fumées, cendres, sels, corps chimiques, micro-organismes, qui constituent ce que l’on nomme les noyaux de condensation qui ont un rôle important dans la formation des brouillards et des nuages.

L’air est composé d’azote (78,09%) d’oxygène (20,95%)d’argon(0,93 %) et dans les (0,03%) restants, on trouve des traces de gaz carbonique, de néon d’hélium, de krypton,d’hydrogène, de xénon, d’ozone et de radon.

Tous ces gaz ont une valeur constante, à l’exception du gaz carbonique et de l’ozone, qui varient du fait des activités humaines.

Le poids de l’atmosphère : 5 148 000 gigatonnes est  le 1/1 000 000 de la masse de la terre. Cela représente 1,033 kilogramme-poids par cm².

Les 90 % de la masse de l’atmosphère (5 millions de milliards de tonnes) sont concentrés dans les 16 premiers kilomètres à partir de la terre.

L’atmosphère joue un rôle de filtre en arrêtant certaines radiations néfastes pour les êtres vivants.

Elle comprend plusieurs couches qui se distinguent par leurs propriétés et leur profil de température.

  • La troposphère s’étend du niveau du sol jusqu’à une altitude de 8 à 12 km.

En moyenne, la température y varie de 6,5° C tous les 1000 mètres. C’est dans cette couche que l’on rencontre la presque totalité des phénomènes météo.

  • La tropopause vient ensuite. La température y est de l’ordre de – 55°C. Cette zone de transition est relativement calme ; c’est pour cette raison qu’elle est appréciée des pilotes d’avions.
  • La stratosphère entre 20 et 50 km. Les courants y sont essentiellement horizontaux, ce qui lui a donné le nom de stratosphère. C’est dans cette zone que se forme presque tout l’ozone de l’atmosphère. La présence d’ozone fait remonter la température jusqu’à 0°C et c’est cet ozone qui absorbe presque tous les ultra-violets émis par le soleil.
  • La stratopause : zone de transition.
  • La mésosphère entre 50 et 80 kilomètres, où la température baisse jusqu’à -80°C à 80 kilomètres.
  • La mésopause : nouvelle zone de transition.
  • La thermosphère, entre 80 et 600 kilomètres. La température croit avec l’altitude pour atteindre 800° à 1000°. Cette couche a deux rôles importants :

– elle renvoie les ondes radios en provenance de la terre, ce qui facilite les émissions radio de longue portée

– elle nous protège des météorites et des débris des satellites qui en traversant cette couche sont brûlés avant d’arriver au sol.

  • L’exosphère, couche qui s’étend au-dessus de 800 kilomètres, où les rares particules les plus légères s’échappent vers les espaces interplanétaires, du fait d’une très faible pesanteur.

C’est dans cette couche que sont placés les satellites.

L’atmosphère n’a pas de frontière;c’est notre bien commun;espérons que les hommes auront assez de sagesse, pour préserver cette mince et fragile pellicule sans laquelle il n’y aurait pas eu de vie sur la terre.

DEPRESSION

Le temps, qui est l’état de l’atmosphère à un moment donné pour un lieu donné est tributaire des dépressions et des anticyclones.

La dépression est une zone de faible pression (inférieure à 1015 hectopascals) située à basse altitude.
Les masses d’air se trouvant autour d’elle sont attirées en son centre, l’air s’y engouffre et s’échappe par le haut. En montant, l’air se refroidit et la vapeur d’eau qu’il contient se transforme en nuages.
C’est la raison pour laquelle la dépression donne un temps perturbé, humide et souvent accompagné de pluies.

Dans l’hémisphère nord, le vent souffle autour de la dépression dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et dans l’hémisphère sud dans le sens des aiguilles d’une montre.

Les dépressions restent rarement sur place. Une fois formées elles circulent et leurs effets sont ressentis sur de vastes régions.
L’approche d’une dépression se traduit par la chute du baromètre.
Cette baisse de pression est maximale lorsque le centre de la dépression passe au-dessus du lieu de mesure.

C’est dans l’œil des cyclones et des typhons que l’on rencontre les plus faibles pressions. 870 hectopascals dans le typhon « tip » qui s’est formé dans le pacifique le 12 octobre 1979. Il est très dangereux d’essayer de faire de telles mesures car les vents dépassent à l’intérieur les 200 km/h, voire les 300 km/h.

Maurice

Source : encyclopédie Larousse. Météo de Pascal Hernandez et Météo de A à Z d’Eric Diot

Température après le lever du Soleil

Le sol se réchauffe le jour et se refroidit la nuit. Il transmet plus ou moins sa température à l’air qui le surplombe.Le soir, le soleil étant moins fort, la température se met à baisser et cela pendant toute la nuit.Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas au milieu de la nuit qu’il fait le plus froid. Par ciel clair, on relève la plus basse température 15 à 20 minutes après le lever du soleil.Au début, les rayons du soleil étant très bas dans le ciel, la terre continue à perdre de la chaleur. Au fur et à mesure que les rayons du soleil s’élèvent dans le ciel, la quantité de chaleur qui pénètre dans l’atmosphère égale puis dépasse la quantité de chaleur qui se perd  et c’est à ce moment-là que la température commence à s’élever.Entre le début de l’arrivée des premiers rayons du soleil et le moment où s’établit l’équilibre, on peut relever jusqu’à 0,7°C.

Par ciel couvert, ce phénomène ne se produit pas.